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Irak : La mise en place du gouvernement provisoire pantin ne permettra pas aux États-Unis de se sortir du bourbier

Jose Maria Sison
Consultant général
Ligue internationale des luttes des peuples (International League of Peoples’ Struggle)

For English Text

En remplaçant le Conseil de gouvernement irakien pantin par un gouvernement provisoire qui l’est tout autant, les États-Unis ne réussiront pas à se sortir du bourbier dans lequel ils se sont eux-mêmes empêtrés. Le soi-disant « transfert de souveraineté », que les occupants ont annoncé à grands renforts de publicité, n’est qu’un canular qui ne trompera personne. Les États-Unis devraient pourtant se souvenir qu’à l’époque de la guerre du Vietnam, ils avaient déjà utilisé le même artifice, en vain. La mise en place du supposé gouvernement provisoire ne verra pas le départ des États-Unis et de leurs alliés. Celui-ci n’adviendra qu’au terme des victoires que la résistance révolutionnaire armée du peuple irakien, qui lutte actuellement pour la démocratie et la libération nationale, arrivera à remporter.

Les États-Unis sont clairement déterminés à récolter les fruits de la guerre d’agression criminelle qu’ils ont déclenchée et qu’ils poursuivent contre le peuple irakien. Ils tiennent à contrôler et à jouir des ressources pétrolières de l’Irak, de façon à resserrer leur étau sur l’OPEP (l’Organisation des pays exportateurs de pétrole). Les États-Unis souhaitent maintenir les 14 bases militaires qu’ils ont établies en Irak ainsi que les 135 000 militaires qu’ils y ont déployés, de sorte à contrôler l’ensemble du Moyen-Orient, à permettre à Israël de massacrer le peuple palestinien et à humilier encore plus l’ensemble des peuples arabes. Les agresseurs états-uniens veulent également préserver leur monopole sur les contrats et les opportunités d’affaires susceptibles d’apparaître en Irak, en particulier quant aux lucratifs contrats de reconstruction et à la vente de matériel militaire.

La nouvelle ambassade états-unienne, qui sera dirigée par John Negroponte (l’ex-responsable du Plan Phoenix, de sinistre mémoire), emploiera plus de 3 000 personnes, qui seront chargées de superviser et de diriger l’ensemble des activités du gouvernement pantin. Pendant que les États-Unis bluffent en prétendant avoir obtenu un large soutien à la mise en place du gouvernement pantin, ils resserrent encore plus leur contrôle, dans les faits, sur cette « administration » qui n’en est pas une. Les États-Unis visent à ce que les avoirs et les biens qui sont actuellement propriété de l’État irakien soient privatisés et à ce que des « réformes économiques » favorables aux grands monopoles états-uniens soient entreprises. Nul doute qu’ils vont continuer à mener, au nom de la « lutte contre le terrorisme », leurs horribles actions qui ont pour effet de détruire la vie et la propriété des Irakiennes et des Irakiens.

Les larges masses du peuple irakien, ainsi que le front uni révolutionnaire qui poursuit actuellement une guerre patriotique de libération nationale, ont d’ores et déjà identifié leurs cibles qu’ils frappent de plus en plus durement, de façon à empêcher l’ennemi impérialiste de récolter les fruits de son agression. Ces cibles sont :

1. Les militaires, policiers, officiers de sécurité privés, membres du personnel chargés des questions de logistique, et autres personnels connexes dépêchés par les États-Unis et les autres pays impérialistes qui occupent l’Irak.

2. Les pipelines et autres installations vulnérables du complexe pétrolier.

3. Les militaires, policiers et fonctionnaires du gouvernement pantin.

La guerre d’agression états-unienne contre l’Irak et son peuple viole la Charte des Nations unies; elle repose, on le sait, sur un tissu de mensonges éhontés concernant les fameuses armes de destruction massive et les supposés liens entre al-Qaida et le régime de Saddam Hussein. En termes de destruction de la vie et de la propriété, cette guerre représente un crime terroriste bien pire encore que celui qui a été commis le 11 septembre 2001. Les agresseurs états-uniens ont utilisé leurs propres armes de destruction massive de manière impitoyable, massacrant le peuple irakien et détruisant ses infrastructures sociales. Ils ont violé de manière flagrante les Conventions de Genève et les protocoles qui en découlent, n’hésitant pas à torturer et à assassiner des civilEs et des prisonnières et prisonniers de guerre.

En plus des crédits votés par le Congrès, les États-Unis utilisent les fonds provenant des revenus générés par la production et la vente de pétrole en Irak, pour financer leur invasion et leur occupation de ce pays. Ils ne prêtent aucune attention à la reconstruction des infrastructures sociales qu’ils ont détruites.

Au contraire, ils utilisent les fonds alloués à cette soi-disant reconstruction pour rémunérer les grands entrepreneurs états-uniens et leurs multiples sous-contractants, ainsi que pour offrir des emplois aux étrangers, plutôt qu’aux Irakiennes et Irakiens qui en auraient bien besoin.

En ce moment, les forces révolutionnaires irakiennes sont mieux placées que jamais pour frapper les agresseurs états-uniens. Ceux-ci sont contraints d’occuper des positions fixes pour tenter d’asseoir leur pouvoir – bases militaires, postes de contrôle, bureaux administratifs… Ils sont donc de plus en plus vulnérables à l’utilisation par la guérilla d’explosifs, de tirs de roquettes et de mortiers, etc. Les forces révolutionnaires se sont avérées capables de soutenir un certain niveau d’affrontement avec les occupants, et même de leur infliger des revers. Les leaders états-uniens ne considéreront la possibilité de se retirer de l’Irak qu’une fois qu’ils auront subi un nombre encore plus significatif de pertes (jusqu’à maintenant, les États-Unis comptent près de 1 000 morts et 5 000 blessés). Au fur et à mesure qu’ils verront leurs pertes augmenter, le mouvement populaire de protestation contre la guerre et l’occupation deviendra de plus en plus fort, tant aux États-Unis qu’ailleurs dans le monde.

Logiquement, les forces révolutionnaires irakiennes préfèrent détruire les pipelines et autres installations de l’industrie pétrolière plutôt que de laisser les occupants impérialistes en acquérir la propriété, en tirer des superprofits et utiliser ces ressources pour assujettir encore plus le peuple irakien. Tant et aussi longtemps que leur contrôle sur l’Irak demeurera profitable pour les grandes firmes pétrolières étrangères, les États-Unis et leurs alliés impérialistes ne quitteront ce pays de leur propre gré.

Les forces révolutionnaires irakiennes ont également entrepris de punir les traîtres. Elles s’attaquent aux militaires, aux membres du corps policier et aux officiels du gouvernement pantin. Les forces révolutionnaires visent ainsi à priver les agresseurs impérialistes de la possibilité d’utiliser des agents parmi la population locale, et à les contraindre à se battre sur le terrain, là où elles sont plus vulnérables face aux opérations de guérilla.

Le large front uni des forces révolutionnaires irakiennes est constitué d’organisations provenant autant des communautés ethniques arabes que kurdes, des communautés religieuses sunnites, chiites et chrétiennes, et des courants politiques baathistes, communistes, nationalistes, libéraux et démocrates. Toutes ces organisations révolutionnaires sont déterminées à lutter pour la libération nationale et la démocratie en Irak, jusqu’à ce que les agresseurs impérialistes en soient totalement balayés.

 

 

 




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